Nos obligations à l’ écurie

Je me suis longtemps demandé pourquoi, chez nous, il fallait une fille à l’écurie pour tenir la queue des vaches pendant qu’on les trayait. Ailleurs, il existait un système tout simple pour les attacher ! Il en fallait aussi une, matin et soir, pour abreuver les vaches ; les abreuvoirs automatiques n’existaient pas, pas plus que les machines à traire. Aussi, matin et soir, on sortait les bêtes par groupe de trois. Elles faisaient leur plein d’eau à la fontaine derrière la maison. La réponse à ma question, je crois l’avoir trouvée : papa qui avait sept filles aimait les avoir autour de lui, tant «grelettes» qu’elles étaient. «Grelette» était le seul gros mot de papa.

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