La maraude

Hé oui ! En toute bonne conscience, nous allions à la maraude ! Chaque année au mois d’août, une fois la nuit tombée, nous étions attirés par une envie diabolique en direction de Lieffrens. Là, sur le domaine des B., nous étions certains de trouver, jonchant le sol par centaines, les fameuses «pommes du mois d’août», rouges et blanches, sucrées à souhait, dont nous remplissions nos poches. Il suffisait de ne pas être vus… chose aisée, car le pommier en question était en retrait de la ferme.

Il y avait aussi chez les A., au coin du jardin, un prunier à «poè» (à cochon). Ces prunes, mûres avant les autres, nous tentaient d’autant plus ! Je me souviens une fois d’en avoir pris dans mon lit et de m’être trouvée fort embarrassée avec les noyaux jusqu’à ce que j’eus l’idée de les expédier entre la paroi et le lit !

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